Quand l’atelier prend l’air…..

Samedi 9 décembre, au petit matin, quelques courageux  se sont retrouvés au pied de l’éolienne pour partir en Camargue et profiter du beau temps promis par la météo. Le vent glacial souffle mais le soleil est déjà au rendez-vous.

À la sortie d’Aigues-Mortes, ses rayons illuminent les cornes des « bious » et nous ne résistons pas à une première halte. Jean-Claude s’approche un peu trop de la clôture avec son télé, et déclenche la colère du chef du troupeau, qui envoie un nuage de poussière. Belle entrée en matière pour une journée en Camargue.

Peu avant le pont de Sylvéréal, nous longeons la rive droite du Rhône et nous rejoignons le bac du Sauvage, que nous empruntons pour rejoindre le pont de Gau et sa réserve naturelle. Là, une belle surprise nous attend, car plusieurs centaines de flamants roses sont venus s’abriter dans la réserve. Nous aurons le loisir de les photographier sous toutes les faces, pendant plus de deux heures.
Au moment du pique-nique, le vent est tombé et le soleil et la bonne humeur réchauffe notre joyeuse bande, autant que le rouge partagé.

Après le pique-nique, nous avons mis le cap sur le Musée de la Camargue, situé au Mas du Pont de Rousty. À côté des collections et expositions consacrées à la découverte de cette île magique, il abrite un fond photographique numérisé original consacré à deux photographes du début du XX° siècle, Carles Naudot et Gaston Bouzanquet. Gaston Bouzanquet a notamment documenté la vie en Camargue à l’aide de prises de vue stéréoscopiques que l’on peut visionner à l’aide de lunettes adaptées.

Mais le plus émouvant dans cette visite sont les quelques planches originales de l’ouvrage de L. CLERGUE  « Camargue secrète« , soigneusement protégées dans leurs tiroirs de verre. Clergue nous donne en effet de la Camargue sa vision personnelle et poétique, presque surréaliste, à partir des craquelures, boursouflures et autres engelures de cette terre des extrêmes.

Il ne nous reste plus qu’à revenir sur nos pas, en direction des Saintes Maries de la Mer, au bord du Vaccarès, car le soleil se couche tôt, et le froid vif commence à refroidir nos ardeurs. Les ciels rougeoyants ne seront pas au rendez-vous, mais nous saisirons avec plaisir le retour d’une manade à son écurie.

Après un voyage retour sans encombre, nous sommes nous aussi ravis de retrouver l’éolienne et nos pénates. Nos cartes sont pleines de flamants roses, et nos mémoires pleines de bons souvenirs.