L’Atelier reçoit William MOUREAUX, créateur d’images et Meilleur Ouvrier de France

Au mois d’avril 2019, en écoutant distraitement Radio France Bleue, j’ai entendu la journaliste annoncer une interview avec un Meilleur Ouvrier de France montpelliérain. Quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre en préciser le domaine : la photographie !!! et plus précisément,  le portrait:
Emission Francebleu
karinebaudoin.com

J’ai vite tout noté et ai tout de suite pensé à une possible intervention au sein de notre notre Atelier Photo.
William Moreaux a accepté en toute simplicité… malgré ses titres prestigieux et son planning professionnel bien rempli ! L’organisation effectuée entre nous (rencontres, mails..) et un timing avec Robert et Luc a abouti à sa présentation à l’ APC hier au soir (Mardi 5 Novembre).
W. Moureaux nous a offert un panel visuel de sa passion photographique, accompagné de ses analyses techniques très précises sans oublier des astuces de prises de vue personnelles qui vont certainement beaucoup nous aider !!! Car W. Moureaux est avant tout un portraitiste, et un virtuose de la construction d’image par la lumière.

Sept photos réalisées pour le concours du MOF seront disponibles pour les photographes de l’APC, sur le site, avec tous les détails concernant l’éclairage et les paramètres de prise de vue.

Merci donc  à lui de tout le temps qu’il nous a donné bénévolement pour cette séance exceptionnelle ! 
http://www.wmphotos.fr

Isabelle Sarrabia

En immersion dans la chambre noire

Claude Martin-Rainaud est photographe et pratique la technique de la « Camera Obscura » depuis de longues années et ses photos ont été exposées en Arles cette année.

Début Octobre, il a installé une chambre noire éphémère au bord du Lez, à côté du Moulin de Sauret, 58 bis avenue de St Maurice, chez MA et A. LEPLAIDEUR.  Elle a la particularité d’être constituée par une pièce d’une habitation, ce qui permet donc de vivre de l’intérieur ce qui se passe dans la chambre noire. C’est une expérience unique qui permet de comprendre comment l’image se forme.  Une dizaine d’entre nous ont eu la chance de vivre cette expérience unique. Voici le récit que nous en fait Isabelle Sarrabia :

« Avant de nous inviter à pénétrer dans la chambre noire, Claude nous a fait observer tout d’abord la végétation environnante, la clôture au premier plan, ainsi que le portillon et la colonne décorative surmontée d’un vase de fleurs, puis, de l’autre côté du Lez, les grands peupliers. La maison voisine, à la façade en bois, avait une jolie couleur orangée.

Puis il nous a  invités à pénétrer dans la chambre noire, constituée d’une petite pièce dont les fenêtres avaient été occultées par une bâche noire.  Dans celle faisant face au Lez,  il avait percé un trou et installé une lentille de 80 mm de diamètre environ. La pièce est sobrement meublée, banquettes et fauteuils dans lesquels nous prenons place.

Nous nous sommes progressivement habitués à l’obscurité pendant qu’il nous expliquait son parcours, et petit à petit, nous avons découvert sur les murs et au plafond une image qui se formait : le mur de clôture avec sa colonne, les arbres au bord de la rivière, la maison à la façade de bois. Mais cette image était inversée et se conjuguait à celle de la pièce elle-même, constituant ainsi une image hybride, unique et poétique. »

La fantasmagorie ainsi constituée peut alors être saisie par une appareil équipé d’un objectif grand angle, posé sur pied, et utilisant une pose longue. On peut retrouver les nombreuses œuvres ainsi réalisées dans son portfolio :      www.obscurecameras.net