Expo photo : Vous avez dit Vernaculaire ?

LES OBJECTIFS CROISÉS reviennent à Clapiers ! C’est dans la salle Jean-Louis Barrault du complexe sportif et culturel qu’ils s’installeront les 1er et 2 juin prochains. Vernissage le vendredi 31 Mai à 19h.

Vous avez dit « Vernaculaire » ?
Tel est le titre de la nouvelle exposition photo consacrée à l’architecture locale que vous proposent les Objectifs Croisés des clubs photos de Clapiers, d’Aigues-Mortes, de Baillargues, et de Saint-Drézéry. Ce sont 45 photographes qui vous proposent leur visions, leurs ressentis, sur le vernaculaire.

Mais qu’est-ce que le vernaculaire ?
Alors que couramment l’adjectif vernaculaire  est associé au langage et   signifie « commun » et s’applique à une zone géographique (ou temporelle) limitée, le terme d’architecture vernaculaire est beaucoup plus récent. Il date de 1975   et a été donné par l’anglais   Eric MERCER. Une encyclopédie en 3 tomes sur le sujet a été élaborée sous la direction de  Paul Oliver (Cambridge University Press). Verna/vernaculus : en latin c’est l’esclave attaché à une maison.

Le « vernaculaire » a donc 2 dimensions :
Une modeste – on fait avec les moyens du bord – on utilise des méthodes traditionnelles et des matériaux locaux.

L’autre liée à un territoire donné : méthodes et matériaux varient selon le lieu. On l’assimile assez généralement au domaine de l’auto-construction, c’est-à-dire sans architecte.

C’est ce qui nous a guidés dans l’exhumation de nos archives   photographiques issues de nos voyages proches ou lointains ou dans la véritable  « enquête » à laquelle nous nous sommes livrés en partant, appareil photo en bandoulière, à la recherche des   traces d’architecture vernaculaire.

Depuis  les capitelles du Midi jusqu’aux yourtes de la steppe chinoise, en passant par les habitations troglodytiques, les photographes présentent un large échantillon de l’ingéniosité humaine pour faire avec ce que l’on a  sous la main, pour se protéger, soi et sa famille.

BOUTOGRAPHIES 23 Mai à 19h30

Les « Villages en Photographie » : soirée Projections à la Salle Malige, Espace Jean Penso, jeudi 23 mai à 19h30.
Le projet « Villages en photographie » vient s’inscrire dans une démarche d’accessibilité de la photographie à tous et pour tous. C’est un événement organisé au sein même des villages afin de créer une réelle rencontre autour de la photographie, l’utilisant comme lien social.

Le projet s’articule en deux parties distinctes qui seront réunies lors d’une soirée de projections/expositions.

Première partie : Projection des images de l’Atelier Photo de Clapiers et de St Drézéry
Dominique Louppe (un si joli petit bois) – Julien Berthaud (la marelle) – Robert Lifran (un autre village) Eric DugoisJean-Philippe Chalvin

Deuxième partie : Projection de 5 photographes issus de la sélection des Boutographies 2019.
Ciro Battiloro
: Italie “Sanita”, Karol Palka : Pologne “Edifice”, Manon Thiery : France “About my family“, Thomas Gauthier : France “Kootenays” , Valérie Kaczynski : France “LEJ I NIE PYTAJ”

L’APC visite le Musée Fabre

@René Maître

Samedi 18 Mai, nous nous sommes retrouvés à 18 photographes et associés pour suivre M. Aujaleu dans les galeries du Musée Fabre et y découvrir quelques 15 portraits et autoportraits remarquables.

La découverte de ces portraits a été guidée par un fil rouge qui va de la recherche de la ressemblance, du 15ème au milieu du XIXème siècle, à la recherche puis l’affirmation d’un style. L’intention du portraitiste prend place entre ces deux pôles. Selon qu’il s’agit de peindre un riche mécène ou le peintre lui-même, on assiste selon les époques, à l’expression d’un statut social, ou bien à celle d’une émotion ou d’un sentiment.

Avec les Impressionnistes, puis avec les cubistes, la forme et le style prennent définitivement le pas sur la recherche de  la ressemblance.

Au passage, M. Aujaleu nous a permis de prendre conscience de la différence entre portrait et allégorie. Dans le portrait, il doit toujours y avoir un personnage réel et identifié, que le peintre souhaite ou doit représenter. Dans le cas de l’allégorie, le peintre a pu utiliser un modèle réel ou non, mais son intention principale est d’illustrer une histoire indépendante du modèle.

Nous avons été captivés par les explications de notre guide, mais il faut bien dire que certains d’entre nous ont été tentés par un vagabondage artistique parmi les œuvres et les galeries de ce magnifique musée.

Un grand merci à M. Aujaleu qui confirme ainsi son titre de mentor de l’Atelier Photo de Clapiers.