L’atelier a reçu Camille Seilles

Camille Seilles est une jeune photographe originaire de Jacou, qui a suivi l’Ecole des Arts dite du Septante cinq à Bruxelles : http://camilleseilles.com/a-propos/
Camille nous a présenté son portfolio, et nous avons apprécié sa sensibilité, sa finesse d’observation, tout autant que la qualité de ses tirages, puisqu’elle travaille principalement en moyen format et en argentique.
Elle a conduit plusieurs projets, qu’elle continue toujours à alimenter, sur la notion de famille. Ses projets portent principalement sur les familles confrontées à des situations éprouvantes (incarcération d’un des leurs, expulsion, enfants perdus…).  Ses reportages s’inscrivent dans la durée et reposent sur la création de liens de confiance avec les personnes, comme dans le projet Guru Tej, qui porte sur l’histoire d’un enfant atteint de surdité et dont la famille se trouve soudainement expulsée, après dix-sept ans passés en Belgique.

xxx Camille et sa petite valise en carton
En complément de son intervention en séance du Mardi, Camille a animé un atelier sur les liens familiaux le Samedi, de 9H à 16 H, pour une dizaine de volontaires motivés.
Chacun devait amener entre 5 et 10 photos de son choix autour de l’idée qu’il se fait de la famille. Les photos ont été tirées des albums de famille, des catalogues de photos numériques. Certains ont préféré utiliser des métaphores visuelles pour exprimer leur pensée de la notion de liens familiaux.
Partant de cet ensemble de photos, elle nous a fait découvrir sa méthode de sélection, basée sur l’utilisation d’une petite valise en carton ne pouvant permettre d’exposer que quelques photos, donc, obligeant chacun à une sélection raisonnée.  Puis, elle fait travailler le groupe pour nous aider à faire émerger, à partir de ces photos personnelles, une représentation partagée de la famille et des liens familiaux.  Le résultat est une petite exposition qui sera présentée lors de l’exposition annuelle de l’Atelier, en Février 2020.
Un repas pris en commun, puis une séance d’autoportraits ont permis de clôturer l’après-midi dans la créativité et la décontraction.